| Les particules |
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Les particules en suspension constituent un ensemble très hétérogène, compte tenu de la diversité de leur composition, de leur état (liquide ou solide) et de leur taille (de 0,005 à 100 µm). Alors que les "grosses" particules se déposent rapidement sous l’effet de leur poids, les "petites" particules restent en suspension dans l’air. Les particules de diamètre aérodynamique inférieur ou égal à 10 µm, appelées PM10, peuvent rester en suspension dans l’air pendant des jours, voire des semaines, et être transportées par les vents sur de très longues distances. On distingue deux catégories de particules: Les particules d’origine naturelle : L’érosion éolienne, les feux de forêts, les éruptions volcaniques, émettent naturellement des particules. Ces dernières comprennent les embruns océaniques, poussières du sol, particules minérales, organiques et biologiques (pollens, champignons, bactéries, virus). Les particules d’origine naturelle sont généralement les plus grosses (diamètre supérieur à 2,5 µm).
Source : Air Breizh a
Leurs effets sur la santé La toxicité des particules dépend de leur taille et de leur composition. Leur rôle a été démontré dans certaines atteintes fonctionnelles respiratoires, le déclenchement de crises d’asthme et la hausse du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment chez les sujets sensibles.
Les particules les plus "grosses" (> 10 µm), visibles à l’œil nu, ne sont pas les plus inquiétantes pour la santé. Retenues par les voies aériennes supérieures (nez, Les particules les plus fines (<2,5 µm) sont les plus dangereuses. Capables de pénétrer au plus profond de l’appareil respiratoire, elles atteignent les voies aériennes terminales, se déposent par sédimentation ou pénètrent dans le système sanguin. Ces particules peuvent véhiculer des composés toxiques, allergènes, mutagènes ou cancérigènes, comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les métaux. D'après une étude de l'Agence Européenne pour l'Environnement (L'environnement en Europe - Quatrième évaluation, octobre 2007), l'exposition actuelle aux niveaux de particules réduisent l'espérance de vie de près d'un an. Leurs effets sur l'environnement Les particules en suspension peuvent réduire la visibilité et influencer le climat en absorbant et en diffusant la lumière. En se déposant, elles salissent et contribuent à la dégradation physique et chimique des matériaux. Accumulées sur les feuilles des végétaux, elles peuvent les étouffer et entraver la photosynthèse. |
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| Dernière mise à jour : ( 07-10-2008 ) | ||||||||||
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Les particules d'origine anthropique : L’activité humaine émet des particules fines, constituées de cendres, de composés organiques ou de métaux, provenant de la combustion de combustibles fossiles, de l’essence et du gazole (transport, installations de chauffage, industries, usines d’incinération des ordures ménagères, centrales thermiques…), ainsi que du revêtement des routes et des chantiers de construction. L’agriculture et plus particulièrement les cultures sont aussi sources d'émission de particules.
VALEURS DE REFERENCE EN VIGUEUR POUR LES PARTICULES PM10
gorge), elles ne pénètrent pas dans l’appareil respiratoire. Elles peuvent cependant être ingérées et provoquer des cancers. Les particules de diamètre compris entre 2,5 et 10 µm atteignent les parties supérieures du système respiratoire. Elles peuvent être éliminées par filtration des cils de l'arbre respiratoire et la toux.