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Les particules Version imprimable Suggérer par mail

         Les particules en suspension constituent un ensemble très hétérogène, compte tenu de la diversité de leur composition, de leur état (liquide ou solide) et de leur taille (de 0,005 à 100 µm). Alors que les "grosses" particules se déposent rapidement sous l’effet de leur poids, les "petites" particules restent en suspension dans l’air. Les particules de diamètre aérodynamique inférieur ou égal à 10 µm, appelées PM10, peuvent rester en suspension dans l’air pendant des jours, voire des semaines, et être transportées par les vents sur de très longues distances.

On distingue deux catégories de particules: 

Les particules d’origine naturelle : L’érosion éolienne, les feux de forêts, les éruptions volcaniques, émettent naturellement des particules. Ces dernières comprennent les embruns océaniques, poussières du sol, particules minérales, organiques et biologiques   (pollens,   champignons,   bactéries,   virus).   Les   particules   d’origine   naturelle   sont   généralement   les   plus   grosses (diamètre supérieur à 2,5 µm).

pict0007.jpgLes particules d'origine anthropique : L’activité humaine émet des particules fines, constituées de cendres, de composés organiques ou de métaux, provenant de la combustion de combustibles fossiles, de l’essence et du gazole (transport, installations de chauffage, industries, usines d’incinération des ordures ménagères, centrales thermiques…), ainsi que du revêtement des routes et des chantiers de construction. L’agriculture et plus particulièrement les cultures sont aussi sources d'émission de particules. 

 
 
logo.jpgVALEURS DE REFERENCE EN VIGUEUR POUR LES PARTICULES PM10
Décret n° 98-360 du 6 mai 1998 modifié  par le Décret du 15 février 2002 et le Décret du 12 novembre 2003, Décret du 12 octobre 2007 ; Arrêtés préfectoraux ; Circulaire du 12 octobre 2007

Objectif de qualité

Moyenne annuelle

      30 µg/m3

Seuil de recommandation et d’information

80 µg/m3 sur 24 heures

Seuil d’alerte

125 µg/m3 sur 24 heures 

Valeurs limites

Protection de la santé

Centile 90.4 (35 jours de dépassement autorisés par an) des concentrations journalières :

50 µg/m3

      Moyenne annuelle : 40 µg/m3

           Source : Air Breizh  a

 

Leurs effets sur la santé

La toxicité des particules dépend de leur taille et de leur composition. Leur rôle a été démontré dans certaines atteintes fonctionnelles respiratoires, le déclenchement de crises d’asthme et la hausse du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment chez les sujets sensibles.

Les  particules  les  plus  "grosses" (> 10 µm), visibles à l’œil nu, ne sont pas les plus inquiétantes pour la santé.   Retenues   par   les   voies   aériennes   supérieures  (nez, pm10.jpggorge),  elles  ne  pénètrent  pas  dans  l’appareil  respiratoire. Elles  peuvent cependant être ingérées et provoquer des cancers. Les particules de diamètre compris entre 2,5 et 10 µm atteignent les parties supérieures du système respiratoire. Elles peuvent être éliminées par filtration des cils de l'arbre respiratoire et la toux.

Les  particules  les  plus  fines (<2,5 µm) sont les plus dangereuses. Capables de pénétrer au plus profond de l’appareil respiratoire, elles atteignent les voies aériennes terminales, se déposent par sédimentation ou pénètrent dans le système sanguin. Ces particules peuvent véhiculer des composés toxiques, allergènes, mutagènes ou cancérigènes, comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les métaux. D'après une étude de l'Agence Européenne pour l'Environnement (L'environnement en Europe - Quatrième évaluation, octobre 2007), l'exposition actuelle aux niveaux de particules réduisent l'espérance de vie de près d'un an. 

Leurs effets sur l'environnement

Les particules en suspension peuvent réduire la visibilité et influencer le climat en absorbant et en diffusant la lumière. En se déposant, elles salissent et contribuent à la dégradation physique et chimique des matériaux. Accumulées sur les feuilles des végétaux, elles peuvent les étouffer et entraver la photosynthèse.

Dernière mise à jour : ( 07-10-2008 )
 
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